(Devise Shadok)
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Zaho
Viens on va s'en aller,
Rouler du matin au soir
Et se laisser aller,
C'est Zaho et Don Choa.
Viens on va s'en aller,
J'irai où tu veux m'emmener,
Où tu veux m'emmener?
Don Choa
Ok, on va y aller à la Bonnie & Clyde, clic beng, vida loca, vie de dingue
Ma belle attrape le volant, j m'occupe de charger les flingues.
T'es ma vie, t'es ma weed, mes armes et ma bible.
Une fois vide, la bouteille de jack sert de cible.
Shoote, chérie suis moi, on va shooter le shérif,
Puis faire des photomatons sur les radars du périph'.
Juste moi et ma caille, c'est GTA style.
Carnage quand on mitraille, même l'armée n'est pas d’taille.
Toujours le smile même menotté au comico.
J’m’inquiète pas, j’sais que tu viendras me chercher en hélico.
Et même si ça finit mal, style tignasse et Bérénice.
Dis toi, il vaut mieux ça plutôt qu'on finisse Rmistes.
Refrain:
Zaho
Viens on va s'en aller,
J'irai où tu veux m'emmener,
Où tu veux m'emmener?
Rouler du matin au soir et se laisser aller,
Sur les rues abandonnées,
Juste arriver au sommet.
Don Choa
Le programme, c'est détente au Pays-Bas,
Shopping en Italie.
On achète des bagnoles en Allemagne,
Des flingues en ex-Yougoslavie.
On bouge en jet privé de Colombie à Miami,
Jet ski dans les West indies à la tombée de la nuit.
Ils rêvent de nous buter, d’nous mettre en HP ou en cage.
On se relaxe dans une grandes suite au 25eme étage.
Cognac Hennessy, Crystal Roederer,
Fait voler plus de billets que chez les faux monnayeurs.
On débarque comme un verre qui éclate dans ton écran plasma.
On roule à 220 en Mercedes sur le pont d'Alma.
On en emmenera quelques uns en enfer ou là-haut.
On partira pas seul, attend, t'as dit quoi Zaho ?
Refrain
Zaho
C'est la vie qu'on s'est promis
Et si demain tout doit finir,
On mourra dans le même lit.
Crimes et délits,
A la tombée de la nuit,
Viens on se fout des ennuis
Tant qu'on vit ce qu'on s'est promis.
Où tu vas je te suis.
Refrain x3
SEFYU :
Lettre du front:
Ici les combats font rage, déjà plus d’une année passée loin de toi. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai relu tes lettres pour y trouver ton soutien. C’est dans ton sourire que je puise
la force de me battre, jamais un hiver ne m’a paru aussi froid.
Un jour je reviendrais, Inch’Allah.
KENZA :
Je lis ta lettre et des larmes coulent de mes yeux,
Des perles salées roulent sur mes joues.
Le papier ce froisse sous mes doigt,
Déjà plus d’un an loin de toi.
A chacune des lettres du front, je tremble, j’ai peur, j’ai froid.
Je te vois fière en uniforme, sur le quai de la gare
Paré à partir, tu m’a promis de revenir,
J’ai promis de te soutenir, tu puise la force de te battre
Dans mes yeux et mon sourire.
SEFYU :
Oh! Avant l’armée j’était tarmi dans l’quartier.
J’ai formé l’équipe la plus cramé, les keuf étaient alarmé.
Zarma on a carné les mecs les plus shtarbé,
C’rap j’n’ai pas peur de t’fumé pour m’affirmer.
Ensuite trois ans ferme, la prison m’a enfermée.
J’ai vue ce qui m’aimaient mieux qu’au travers d’une paire de quartier.
Des pleurs, je vais t’épargner en m’engageant au front j’voulais tourné
La page avant qu’on m’retrouve contourné.
Du Rwanda au proche orient, j’me suis inspiré.
L’état four m’a bien changer des courses a carrefour.
J’écris sur le carnet le déroulement de chaque jour,
Pour que tu puisse comprendre ce que j’ressent durant mes journées.
T’inquiète la salope j’ai pas détourné, tu m’connais, je suis borné.
L’auteur de la morbillard enfermé,
Y a un an qu’j’suis partit pff le temps il passe chanmé.
J’écris cette lettre entre l’assaut d’un cocktail Molotov…
KENZA :
Tu m’a décris ta vie la-bas au fond des tranchées,
Tu parle d’une odeur qui flotte: celle de la mort.
Et tu t‘étais fais des amis, ils ont disparues aujourd’hui.
Tu évite de m’en parler, tu ne veut pas que je me fasse du soucis.
Tu rêve la nuit de mon visage d’autre paysages,
Dans ton cœur tout est détruit reste mon image.
Nous somme en plein mois de décembre,
Un second hiver loin de toi.
La neige a la couleur du sang,
Mes mains sont brulées par le froid.
SEFYU :
Oh!Jj’t’écris c’t’énième lettres pour qu’tu comprenne que c’est la dernière,
Car derrière moi, les tirs fusent les r’poussent en arrière.
La guerre n’a pas de barrière, je l’ai appris hier,
Quand une balle s’est logée dans mes artères.
J’suis par terre, j’vais partir, j’t’embrasse toi, embrasse mes supporters
Morts, avec la manière et le cœur d’un bulldozer.
J’ai compris qu’au casting de la mort y’a pas que la misère qui postule.
J’emmène ton visage a titre posthume.
KENZA :
Loin des tes yeux, les miens ne voient plus rien.
Mon cœur ne bat plus sans le rythme du tien.
Reviens moi, je t’en pris, les souvenirs m’assaillent.
Pourquoi donner ta vie sur un champ de bataille ?
Loin des tes yeux, les miens ne voient plus rien.
Mon cœur ne bat plus sans le rythme du tien.
Reviens moi je t’en pris les souvenirs m’assaillent.
Tu as donné ta vie sur un champ de bataille...
SEFYU :
Un jour, je reviendrais, Inch’Allah..